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JapanZelda — [FMA] Commission: I'm sorry...


[FMA] Commission: I'm sorry...
Published: 2016-01-02 15:59:47 +0000 UTC; Views: 4709; Favourites: 26; Downloads: 4
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Description

   

THIS IS NOT MY DRAWING, THIS IS A WONDERFUL COMMISSION I ASKED FOR TO CHECK OUT HER GALLERY, SHE'S AMAZING!!!

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Je suis tellement heureuse, ce dessin est une merveille, j'ai l'impression que ma petite Maria sort vraiment de l'anime, j'adore! Regardez-moi Edward comme il a l'air inquiet, c'est tellement, niiiiuh! Ces deux-là sont tellement beaux ensemble. ><

Je remercie de tout mon coeur Nova pour ce magnifique dessin, il va rester mon fond d'écran d'ordinateur un moment!

Quoi qu'il en soit, j'ai écrit ce passage de leur aventure, si vous avez un peu de temps et de courage, lisez et dites-moi ce que vous en pensez. ^^ Je vais pas vous dire combien de pages word ça fait, vous prendriez peur. 8D

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La  tension était papable dans la pièce. Maria, assise sur le lit, regardait ses pieds, les mains serrés sur les pans de sa robe tandis qu’Edward se tenait devant elle, droit comme un piquet, les bras tendus le long du corps et les poings serrés. Alphonse, lui, observait cette scène, hébété, en silence, ne sachant comment répondre à ce qu’il venait de se dire. Maria tremblait légèrement. Edward avait rarement haussé le ton contre elle, mais là, elle comprenait parfaitement sa colère.

- Répète un peu pour voir, lança-t-il froidement.

Maria pinça sa lèvre et leva ses yeux rouges vers le blondinet.

- J’ai une pierre philosophale dans le corps, répéta-t-elle non sans mal.

Edward vit rouge pour la deuxième fois.

- Arrête de te foutre de ma gueule ! Comment ce serait possible ?! Comment oses-tu dire un mensonge pareil après ce que nous avons découvert à ce sujet ?!

- Je ne te mens pas Edward, c’est la vérité, je suis née avec ! rétorqua-t-elle une main sur la poitrine.

- J’en ai assez Maria, tu me… !

- Pourquoi crois-tu que j’ai les yeux rouges ?! Pourquoi crois-tu que je suis plus forte que toi en alchimie ?! Pourquoi crois-tu que je puisse utiliser l’alchimie sans cercle ni claquement de main comme toi ?!

Edward resta bouche bée, les dents serrés et les sourcils froncés. Il recula d’un pas, comme si les paroles de la jeune fille l’avaient transpercé telle une flèche empoissonnée. Oui, elle avait raison. Tout cela n’avait aucun sens à part… A part si… C’est à ce moment qu’une lumière douce et chaleureuse de couleur rouge se mit à briller, émanant de la jeune fille pour se concentrer au niveau de sa poitrine. Edward écarquilla les yeux et Al manqua de perdre l’équilibre quand la jeune fille fit glisser ses doigts au cœur de sa poitrine pour en faire sortir une pierre philosophale dont la taille dépassait toutes leurs espérances. Ed resta bouche bée alors que Maria, le regard triste et le cœur battant, lui tendit la pierre au creux de sa frêle paume.

- Elle est là, je ne t’ai pas menti, Ed.

Le jeune homme mit quelques seconds à se ressaisir. Il fixa la pierre tant convoitée devant lui et balbutia.

- On l’a tellement cherché… Et elle était à portée de main, juste sous mes yeux…

Il tendit alors ses doigts mécaniques vers la pierre mais se stoppa net lorsque Maria reprit la parole, la voix tremblante.

- Je, je ne voulais pas vous le cacher… Je n’en avais pas l’intention… Juste que… Je, je ne voulais pas que notre voyage s’arrête, dit-elle les larmes aux yeux. Je m’amusais bien avec vous, je me sentais heureuse, chez moi, à nouveau… dans une famille…

Edward laissa tomber son bras le long du corps en observant la jeune fille.

- Famille ? Tu n’es pas un membre de notre famille Maria, dit froidement Ed, les sourcils froncés.

- Grand-frère ! s’exclama Alphonse.

- Ferme-là ! C’est avec elle que je parle ! le coupa l’alchimiste de métal.

Maria fit un léger sourire et acquiesça de la tête.

- C’est vrai, pardon…

Elle se tu un instant, la gorge sèche et baissa les yeux, ne pouvant plus affronter le regard dur et blessé d’Edward.

- Vous savez… Je me rends compte que j’ai été égoïste… Vous cherchez depuis tellement d’années cette pierre pour récupérer vos corps et moi je… Je vous cache que j’en possède une… bégaya-t-elle. J’avais peur… Peur que vous m’abandonniez… Peur de votre regard… Peur de m…

Elle se tu en écarquillant les yeux. Elle ne finit pas sa phrase. Le silence qui pesait dans la chambre d’hôtel était lourd et désagréable. Maria poussa un soupir forcé car sa respirer lui était douloureuse.

- Je sais que vous ne pourrez pas me pardonner de vous avoir dupé tout ce temps mais… commença-t-elle. Il y a quelques jours, j’ai compris… J’ai compris que je ne pouvais plus vous la cacher.

- Maria, dit Alphonse attristé.

- Je ne veux pas que vous soyez blessés, je ne veux pas que vous mourriez ! Alors, alors même si vous retrouvez vos corps et que vous me laissez ici, à Central, je préfère être seule que de vous perdre.

Ed plissa les yeux.

- Et Roy ?

- … Roy… Oui, c’est vrai…

- Est-il au courant ?

La jeune fille tourna la tête de droite à gauche, négativement et leva un peu plus sa main vers Ed.

- Prends-là Ed, je vous la donne, dit-elle.

- C’est trop tard maintenant. Je n’en veux pas.

- Ed !!

- Tais-toi ! Non seulement, tu nous as menti, tu as gardé cette pierre égoïstement alors que tu savais qu’on en avait terriblement besoin et maintenant que je sais comment elle est fabriquée, tu voudrais que je m’en serve ?! Tu as perdu la tête ! pesta le jeune homme.

- Ed non attends, elle n’est pas… !

- Ca suffit j’en ai assez entendu !

Ed tapa du poing sur la table et son regard droit et froid se transforma en un regard déçu. Maria resta pantoise et les larmes lui coulèrent sur les joues. Le jeune homme détourna les yeux, attrapa sa veste et sortit de la pièce en claquant la porte. La demoiselle poussa quelques hoquets et serra la pierre contre elle. Alphonse s’approcha et posa sa grande et imposante main sur le haut de la tête à Maria.

- Maria… Il ne faut pas en vouloir à Ed, tu sais comment il est…

- Je ne lui en veux pas… Sa réaction est légitime… balbutia-t-elle. J’aurais du vous la donner dès le premier jour que l’on s’est vu…

- Maria, écoute, je…

- Va le retrouver.

- Comment ?

- C’est parce que je connais Edward que je sais qu’il a besoin de toi… Va.

Alphonse baissa la tête. Il était difficile de savoir à quoi pensait cette âme emprisonnée dans cette grande armure de fer froid, mais Maria sentait tout de même un peu de chaleur se dégager de sa main. Oui, Alphonse ne lui en voulait pas et il était bien plus calme pour accepter la situation. Alphonse se doutait que si Maria ne leur avait pas donné cette pierre, c’était pour une bonne raison, une raison bien plus complexe que cette excuse illusoire de l’abandonner. Ils ne feraient jamais cela. Il caressa les cheveux de la jeune fille et se leva.

- Je n’en ai pas pour longtemps, je ramène Edward.

Maria fit un léger sourire et acquiesça de la tête. Lorsqu’elle vit la porte se refermer, Maria s’effondra sur le lit en regardant dans le vide, la pierre philosophale au creux de sa main. Il ne se passa même pas quelques secondes qu’elle fronça les sourcils, se redressa et attrapa une feuille de papier, un stylo et se mit à écrire.

Il ne lui fallu que quelques minutes. Elle n’avait pas écrit un roman, juste ce qu’elle avait sur le cœur. Elle versa quelques larmes en pliant la feuille en une enveloppe et glissa à l’intérieur sa pierre philosophale. Elle se leva et quitta la chambre. Elle descendit les marches de l’hôtel pour sortir. Il pleuvait. Levant les yeux au ciel, elle sentait que chaque goutte alourdissait son chagrin et son fardeau. Quand la pluie allait-elle s’arrêter ? Pourquoi le ciel pleurait-il avec elle ? Elle inspira profondément et avança pour s’enfoncer dans une ruelle. Elle marcha, marcha et marcha. Sa respiration se faisait plus lente, son pas plus lourd. Elle serrait la main sur sa poitrine alors qu’elle se tenait au mur à côté d’elle pour avancer. Elle ne marchait plus droit, elle titubait, sa vue se troublait peu à peu. Elle n’avait marché que quelques minutes et pourtant, ses poumons étaient en feu, sa gorge sèche et son cœur battait à reculons. Sa vie s’éteignait petit à petit. Elle commençait à voir défiler devant ses yeux fatigués, tous les moments de son enfance jusqu’à aujourd’hui. Son père, Roy, Edward, Alphonse… Elle se mit à pleurer alors qu’elle glissa, s’effondrant au sol sur les pavés de la ville qu’elle tentait de fuir. Elle avait mal, son corps la déchirait, son cœur l’empoissonnait… Avant de sombrer dans l’inconscience, elle prononça un dernier mot.

- Ed… Je suis désolée…

Edward était assis sur les marches d’un grand bâtiment. Il était trempé de la tête aux pieds et cette satané pluie ne l’aidait pas à réfléchir. Il frappa du poing son genou mécanique à plusieurs reprises et se prit vivement la tête entre les mains.

- Je ne suis qu’un idiot ! pesta-t-il contre lui.

- Je crois que ça, elle a l’habitude.

Le jeune alchimiste leva les yeux : c’était Alphonse. Il vint s’asseoir aux côtés de son frère. Edward le regarda, le visage fatigué et tourmenté.

- Grand-frère, rentrons, Maria nous attends.

- … Je lui ai dis des choses affreuses.

- Je sais. Tu dois aller t’excuser.

- …

Edward passa une main dans ses cheveux. Sous le coup de l’adrénaline, il avait dit des choses qu’il ne pensait pas vraiment à Maria. Il avait peur de l’avoir blessé et qu’elle ne veuille plus lui parler. Seulement, ce qu’elle lui avait révélé à l’instant paraissait impossible. Elle avait depuis toujours une pierre philosophale avec elle… Alors savait-elle depuis le début comment la créer ? Elle s’était tu pendant tout ce temps ? Pourquoi ?

- Je n’aurai pas du lui parler ainsi… Mais je… Je suis perdu. Qu’est-ce que je dois penser de tout ça ?! lança le jeune homme en espérant avoir une réponse.

Alphonse resta silencieux un moment. Il leva les yeux vers le ciel, son armure grinçant un peu sous l’humidité.

- Je pense que Maria aussi est perdue, grand-frère.

- …

- Je crois aussi qu’elle nous cache encore quelque chose.

- Comment ça… ?

- Soyons logique deux minutes, penses-tu vraiment qu’elle nous aurait caché qu’elle possédait la pierre philosophale simplement parce qu’elle avait peur qu’on l’abandonne ?

- … Non, jamais nous ne l’aurions laissé, pierre ou pas, répondit Edward sûr de lui.

- Si elle savait que la pierre se créait à partir de vies humaines, si elle ne voulait pas qu’on se lance dans cette quête insensée, elle aurait très bien pu nous faire croire que son père en avait trouvé une et nous la donner, nous n’aurions pas entamé nos recherches et tout se serait arrangé car nous n’aurions jamais su que la pierre était faite de vies humaines !

Plus Alphonse parlait, plus Edward sentait son cœur s’accélérer. Oui, si elle le savait, gentille et douce comme elle est, elle leur aurait tout de suite donné la pierre pour leur éviter de savoir quoi que ce soit et les mettre en danger. Mais alors…

- … Elle est née avec… balbutia Ed.

- Grand-frère… ?

- Elle a dit qu’elle était née avec ! répéta plus fort Edward le regard inquiet. Je… Je crois qu’on a zappé le plus important… ! Il y a sûrement une autre raison pour laquelle elle nous cachait l’existence de cette pierre…

Alphonse paru affolé tout d’un coup. S’il pensait la même chose qu’Edward, alors… Tous deux se levèrent d’un seul coup et coururent en direction de l’hôtel. Ils montèrent les marches quatre à quatre, dégoulinant d’eau. Edward défonça pratiquement la porte de leur chambre en hurlant.

- Maria !! Maria !

Personne. La chambre était vide. Edward sentit son cœur se serrer et le souffle lui manquer. Il entra précipitamment.

- Maria ! Sors de ta cachette, ce n’est pas drôle ! Maria ! Je suis désolé, il faut qu’on parle, je t’en prie !

- Grand-frère !!

Alphonse montra alors la lettre signée par la jeune fille et sa pierre philosophale luisant sur le bois lustré de la table. Edward s’empara de la lettre et se mit à la lire à haute voix.

« Ed, Al,

Je suis terriblement désolée. Je ne pensais pas que les choses finiraient si mal… Tout ce que je voulais, c’était rester le plus longtemps avec vous. Seulement, j’ai compris que ce désir était aussi égoïste que de garder pour moi cette pierre. Après tout, j’apporte le malheur autour de moi. Mes yeux rouges effraient, ma mère est morte en me mettant au monde et mon père… Si je n’avais pas eu Roy pour me recueillir, je serais certainement morte dans un caniveau de Centrale, sans famille pour s’occuper de moi. Parfois, je me demande pourquoi j’ai survécu si longtemps. Non, c’est faux, je sais à présent pourquoi je suis encore là : pour vous deux. Vous êtes les seuls amis et la seule famille que j’ai réussi à garder avec Roy, vous êtes tout pour moi, vous m’avez tellement apporté. Alors, même si nos chemins se séparent ici, je ne regrette rien. »

- Maria… ! bégaya Alphonse tandis qu’Ed poursuivait la lecture, le sang lui montant à la tête.

« Cette pierre, je suis née avec. Je ne sais pas comment ni pourquoi, mais elle était dans mon corps à ma naissance. Vous savez tous les deux qu’elle se fabrique à partir de vie humaine, plusieurs, mais celle-ci, elle n’est composée que de la mienne. Aussi incroyable et déluré que cela puisse paraître, cette pierre pompe ma vie à chaque fois que je l’utilise. A force que je m’affaiblis, elle grossit, grandit, gagne en puissance. A chaque fois que je m’en sers, je vois ma durée de vie s’amenuir. Etant petite, je n’avais pas encore conscience de ce fardeau et j’utilisais à tort et à travers ce pouvoir qui était magique pour moi. Il ne doit me rester que 20 ans tout au plus à vivre. »

Ed resserra ses doigts sur la lettre en serrant les dents. Les larmes lui montaient aux yeux.

« Je suis née avec cette pierre, alors mon cœur ne s’est pas développé comme il aurait du. Il est petit, faible et me joue parfois des tours. Si on me retire cette pierre, je mourrai dans les heures qui suivent. Mon organisme a appris à vivre autour de cette immense source d’énergie et ne sait pas faire autrement. C’est pourquoi… C’est pourquoi, j’avais peur de vous la donner. Car quand vous êtes à nouveau entrés dans ma vie, j’ai cru détenir une étincelle d’espoir et une raison de vivre. J’ai été égoïste, pardon Ed, Al… Je vous aime tellement vous savez. Alors si ma vie peut vous rendre vos corps et vous tirer d’affaire du guet-apens qui se trame autour de cette maudite pierre, je m’en sépare volontiers. Aussi courte qu’à pu être ma vie, je suis comblée. S’il-vous-plaît, quand vous verrez Roy, dites-lui que je l’aime et que je suis désolée de ne pas avoir été plus démonstrative et plus attentionnée avec lui. J’ai été la pire des filleules. Ed, Al, rentrez chez vous, Winry vous attends.

Maria Andrews »

Les larmes se mirent à couler sur les joues d’Ed. Et si Al pouvait pleurer, un torrent se verserait sur son visage. L’alchimiste de metal s’empara de la pierre qu’il prit dans un mouchoir pour ne pas entrer en contact direct avec et s’élança à l’extérieur suivit de près par Al.

- MARIIIA ! MARIA ! Réponds ! MARIAAAA ! s’écrit-il à travers la pluie.

- Maria ! Reviens Maria ! hurla Alphonse à son tour.

Il devait la retrouver, vite, vite, vite ! Combien de temps allait-elle tenir sans son « cœur » ?! Combien de temps allait-elle survivre ? Où avait-elle bien pu aller ?! Les deux garçons se séparèrent pour la chercher. Le cœur battant, les poumons brûlant et le regard alarmant, ils remuèrent toute la ville à la recherche de leur tendre Maria.

Maria respirait encore. Elle avait froid, elle était trempée. Son corps tremblait et ne voulait plus bouger. Pourtant, elle devait partir, loin, avant qu’Ed et Al ne la retrouvent… Elle devait… Soudain, elle entendit des bruits de pas. Elle leva difficilement les yeux et son cœur se serra dans un soubresaut quand elle vit le visage radieux d’Envy au-dessus d’elle.

- Envy…

- Yô, si je m’attendais à te voir là.

Il s’accroupit en face d’elle.

- Tu m’as l’air mal en point, un rhume ? Une bronchite ? Hahaha !

Elle ne répondit pas alors qu’il l’attrapa par les cheveux pour relever son visage.

- Qu’est-ce que ça peut me foutre au fond ? Dans l’état dans lequel tu es, tu risques pas de me résister, ça m’arrange.

L’homonculus vit Maria fermer les yeux. Il cligna des cils et finalement, il prit un air furieux et apeuré.

- Toi… Ta pierre… !

Maria étira un petit sourire alors qu’il la releva pour la plaquer violement au mur. Envy passa alors sa main dans son décolleté. Maria poussa un gémissement de dégoût et de douleur mais elle n’avait pas la force de se débattre. Envy serra les dents et planta son poing dans le mur derrière Maria, juste à côté de son visage, manquant de la frapper.

- … Où est-elle ?! Où est ta pierre ?!

- … Je l’ai jeté… répondit-elle dans un souffle.

- Jeté ?! Espèce de salope !

Il la jeta à terre sans scrupule et l’attrapa par la gorge.

- Sais-tu combien d’années il a fallu pour créer une pierre si grosse et si parfaite ?! HEIN ?!

Maria ouvrit la bouche pour essayer de respirer mais en vain. Ses yeux se vidèrent doucement mais elle parvint à lancer en souriant.

- Vous n’arriverez jamais… à vos fins…

Envy fronça les sourcils et lâcha sa gorge. Maria toussa. Elle cracha du sang alors que sa poitrine se contractait violement sous la panique. L’homonculus l’observa un moment puis prit un air vicieux.

- Ooh, vraiment… ?

Il attrapa la demoiselle par sa robe et la souleva devant lui. Elle ne touchait plus les pieds au sol.

- Ce n’est pas parce que tu as perdu celle-ci que tu ne peux pas en cultiver une autre.

Les yeux de Maria s’écarquillèrent de peur et elle commença à essayer de se dégager, faiblement, tandis qu’Envy riait.

- HAHAHAHA ! Quelle idiote, tu croyais vraiment que jeter ta pierre nous arrêterai ? Je vais t’emmener voir notre père et il implantera une autre pierre dans cette poitrine ! ricana-t-il. Il doit bien te rester une dizaine d’années à vivre. Ce sera suffisant pour en fabriquer une deuxième aussi puissante que celle que tu as perdue.

Il mit Maria sur son épaule comme un sac à patate.

- Qu’est-ce qu’une dizaine d’années de plus à attendre pour nous, Homonculus ? Rien ! Je ne suis pas très patient c’est vrai, mais ne t’en fais pas, je trouverai bien le moyen de me divertir avec toi durant les années qu’il te reste ! HAHAHAHAHA ! Tu n'es qu'une matrice, rien de plus, souviens-t-en!

La jeune fille ferma les yeux. Elle n’avait plus la force de faire quoi que ce soit. Elle espérait simplement s’endormir pour l’éternité avant qu’on ne lui implante une autre pierre… C’est à ce moment qu’une voix résonna dans sa tête. Elle était d’abord lointaine puis elle sembla résonner plus fort à ses oreilles. Elle entrouvrit les yeux.

- MARIAAA ! MARIA !

- … Ed… ?

Envy se retourna et haussa un sourcil.

- C’est la voix du minus ça. Tss.

L’homonculus commença à s’en aller la transportant sur son épaule tandis qu’Edward continuait d’hurler non loin. Maria déglutit. Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortait. Elle devait se ressaisir. Elle devait l’appeler, lui dire qu’elle était là ! Elle préférait affronter une dernière fois son regard blessé que d’être emmenée par Envy.

- MARIA ! Je t’en prie où es-tu ?! MARIAAA !

- EDWARD !!!!!!!!! s’exclama-t-elle dans un hurlement qui fit grincer des dents Envy.

Le blond qui n’était pas très loin entendit la voix de la jeune fille. Il fit volte-face, manquant de glisser sur le pavé et s’élança dans la direction de la voix.

- MARIAA !

- ED ! ED ! continuait d’hurler la jeune fille.

- Mais ta gueule merde !

Envy se tourna et voulu s’en aller mais une armure le dépassant d’un mètre lui fit face. Il bondit en arrière. C’était Alphonse. Envy s’apprêtait à partir dans l’autre sens mais Edward arriva et bloqua l’autre échappatoire.

- Maria ! s’exclamèrent les deux frères.

- Ed… Al…

Edward serra les dents à s’en péter l’émaille quand il la vit dans un état si faible et dans les bras de ce sale type qu’il avait déjà rencontré et dont il connaissait plus ou moins les intentions.

- Rends-moi Maria, pesta Edward en serrant le poing.

- Salut minus, je t’ai manqué ?

- Qui es-tu et que comptes-tu faire de Maria ?! rétorqua Alphonse.

- Cette fille m’appartient depuis sa naissance, répondit simplement Envy.

- De quoi ?! dit Edward plus qu’énervé.

- Comment ? Elle vous a pas dit ? Maria, petite cachotière… siffla Envy alors que Maria se remit à pleurer.

- Je m’en fous…

La voix d’Edward était faible mais cela n’empêcha pas l’homonculus d’entendre et de mettre une main sur son oreille.

- Hein ? Je t’entends pas, minus.

Edward claqua dans ses mains et transforma son automail en une épée métallique et fonça sur Envy.

- J’ai pas envie de discuter avec ta sale tronche ! Lâche-là !

L’alchimiste se lança donc à l’attaque de l’homonculus. Alphonse imita son frère et ils tentèrent tous les deux d’extraire Maria des amis d’Envy. Finalement, l’homonculus perdit patience, ne pouvant pas se déplacer et se battre correctement avec un poids mort dans les bras et jeta Maria au sol.

- Maria !

Edward voulu la rejoindre mais Envy lui asséna un coup de pied dans le ventre.

- ED ! s’exclama Maria en tentant de se redresser.

- Bouge pas de là toi, j’en ai pour deux minutes, lui cracha Envy en la pointant du doigt.

La jeune femme assistait impuissante au combat qui se déroulait sous ses yeux. Les deux frères n’avait aucune chance face à Envy, que faire… ? Malgré leurs désavantages, les frères Elric n’abandonnaient pas, bien décidés à sauver leur jeune amie.

- Pourquoi… ? Pourquoi vous faites ça… ? Je vous ai menti ! dit Maria.

- Maria, écoute, lança Edward en parvenant à frapper Envy qui vola contre le mur. Tu crois que nous donner ta vie va arranger les choses ? Tu crois que ça va nous aider ?! Tu crois qu’on a envie de te perdre ?! Idiote !

- Maria ! Vis ! Avec nous ! s’écria Alphonse alors qu’Envy commençait à sérieusement perdre patience.

Le combat repris et l’homonculus parvint à prendre le dessus. La demoiselle prit appui sur la caisse à côté d’elle et tenta de se relever, ses jambes tremblaient.

- … Vous… ne m’en voulez pas…

- Non ! cria Edward.

- …Vous… m’acceptez… malgré…

- Maria !

La jeune fille sentit une étrange énergie parcourir son corps. Ses yeux qui étaient marrons se mirent à briller à nouveau rouge bien que la pierre philosophale n’était plus en elle. Ses cheveux se mirent à flotter dans l’air et des pics d’aciers sortirent de terre pour frapper Envy en plein milieu du ventre. Il cracha du sang et brisa ce qui le transperçait.

- Merde… Espèce de…

Le mur à côté de lui se fracassa pour se transformer en dragon de pierre. L’homonculus esquiva les attaques sous les yeux stupéfaits d’Alphonse et Edward qui comprirent bien vite que c’était l’œuvre de Maria.

- Cette fille… ! Même sans pierre elle… ! pesta leur ennemi. Probablement que l’énergie de la pierre philosophale circule aussi dans ses vaisseaux sanguins !

Les yeux de Maria se mirent à briller plus intensément alors que la pierre philosophale que gardait Edward se mit à resplendir dans sa poche. La jeune fille perdait peu à peu le contrôle sur elle-même.

- Maria ! Arrête ! s’écria Edward en courant vers elle.

- Maria, ça suffit ! dit Alphonse.

L’alchimiste de métal attrapa la jeune fille dans ses bras et elle se calma. Ses yeux redevinrent normaux et elle s’effondra dans ses bras. Envy, mal en point et agacé se retira tandis qu’Edward plaça la pierre philosophale au creux de la poitrine de Maria pour qu’elle regagne sa place. La jeune fille reprit quelques couleurs. Les frères Elric furent soulagés et la ramenèrent à l’hôtel prêt à écouter du début à la fin, tous les éléments de son histoire et son lien avec cet Envy. 

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